dilluns, 19 de novembre de 2007

La Bataille des Pyrénées. Les réseaux d’évasion et de renseignements pendant la Deuxième Guerre Mondiale

Du 22 novembre 2007 au 31 janvier 2008
Museu del Tabac - Antiga Fàbrica Reig
c/ Doctor Palau, 17
Sant Julià de Lòria (Principat d'Andorra)
Tel. +376 741 545
info@museudeltabac.com
Horaires:
Du mardi au samedi: 10h00 - 20h00
Dernière visite à 18h30
Dimanches: 10h00 – 14h30
Lundi: fermé

Josep Ibern, un républicain dans les réseaux d’évasion alliés

Fredi Ribó

Précédents
Josep Ibern Eroles est né le 20 mai 1921 à Àger (La Noguera, Catalogne), fils d’une famille paysanne. À l’âge de treize ans il est parti à Lleida (Segrià, Catalogne), pour apprendre le métier de pâtissier.
Avant la Guerre Civile espagnole il se côtoie avec des jeunes de « Esquerra Republicana » (partit politique) de Lleida. Vers le mois d’août 1936 il s’engage dans la Colonne Macià-Companys. Il participe aux batailles de Belchite et de Teruel (Aragon). En février 1939, Josep et un groupe de compagnons s’exilent en Françe. Là ils sont internés dans les camps de concentration de Saint Cyprien et de Barcarés.
Après s’être échappé du camp, avec trois compagnons, on les oblige à s’engager dans la Légion Française le 1er mars 1939 et ils sont affectés en Algérie. En juin 1939 on les transfère à la frontière franco-suisse pour réaliser des tâches de surveillance. En septembre 1939 ils vont à Saint Avold (Moselle, France), prés de la frontière allemande. Après que la Wermacht envahisse la France, en mai 1940, ils sont démobilisés.
Quelques mois plus tard Josep décide de rentrer en Catalogne. Mais lors de son arrivée il est arrêté et emprisonné parce qu’il avait été officier de l’armée de la République. Il est jugé à Barcelone, le 23 décembre 1940, par un tribunal militaire qui le condamne à douze ans de prison. Pour accomplir la peine il est transféré à Son Servera (Mallorca, Illes Balears) où il est affecté à la Compagnie Disciplinaire 93, qui faisait des travaux de fortification de la côte. En janvier 1941 Josep réussi à faire parvenir une lettre à l’avocat madrilène Antonio Delvado, un home de droite auquel il avait aidé pendant la Guerre Civile. Le 10 mai 1941, après les démarches de l’avocat, il est mis en liberté provisionnelle. Delvado, qui ne lui fait payer aucun honoraire, lui trouve un poste de travail dans l’entreprise « Sociedad de Carbones Industriales Oller », qui doit ouvrir une mine à 12 Km d’Àger.

Mines, contrebande et réseaux d’évasion
Après avoir travaillé un temps à la mine d’Àger, en 1942 il trouve du travail dans l’entreprise « Carbones Pedraforca », à Saldes (Berguedà, Catalogne). Quelques uns des mineurs qui y travaillent complètent leur salaire en faisant de la contrebande de tabac procédant d’Andorre. En fin d’octobre 1942 Josep fait son premier voyage en Andorre en passant la frontière par le Port Negre (Alt Urgell, Catalogne), avec dix compagnons expérimentés.
En un voyage de contrebande jusqu’à Toulouse il coïncide avec Gonzalez, un compagnon de la Guerre Civile et de la Légion Française. Gonzalez faisait partie d’un groupe de la Résistance Française. Son travail était de faire parvenir des évadés juifs jusqu’en Angleterre et il avait besoin de quelqu’un pour organiser une route à travers les Pyrénées. C’est ainsi que commence, vers la fin de 1943, la participation de Josep dans les réseaux d’évasion alliés. Le lendemain de la rencontre avec Gonzalez un membre des services secrets Britanniques, un juif qui s’appelle Rizan Ritter, livre à Josep une enveloppe contenant des photographies. Il doit l’apporter au Consulat Britannique de Barcelone et le donner à Miss Collins. Celle-ci lui donnera deux enveloppes: une petite qu’il doit apporter à Josep Viadiu en Andorre, et une grande qui contient dix passeports de nationalité Britannique, que l’on avait fait avec les photographies transportées depuis Toulouse.
Josep rentre de Barcelone en train jusqu’à Guardiola (Berguedà, Catalogne) et de là il se rend à Saldes sur un camion de charbon qui va aux mines. De Saldes il part en Andorre, avec Isidre Campmajó, de Josa del Cadí (Alt Urgell, Catalogne). L’itinéraire, qu’ils utilisent habituellement, les mène jusqu’à Gosol (el Berguedà, Catalogne), par où ils gravissent le Cadí. Ils descendent par la Canal del Cristall ou par la Canal Baridana jusqu’à Arseguel (Alt Urgell, Catalogne), et ils entrent en Andorre par le Port Negre jusqu’à Les Escaldes (Andorre) où ils ont une chambre louée à la Fonda Roca, d’où ils organisent leurs activités de contrebande.
Les deux compagnons partent pour la France en sortant d’Andorre par le Serrat (Ordino, Andorre), et vont à Muret (Haute-Garonne, France) pour chercher les juifs: quelques uns étaient cachés dans l’église et d’autres chez le chef de police. Ils conduisent le groupe jusqu’au Mas d’Azil (Ariège, France) et cinq jours après ils arrivent à l’Hostal del Serrat. Les réfugiés sont transportés jusqu’à l’Hotel Mirador d’Andorre (Andorra la Vella, Andorre), dans le taxi de M. Joan de Sort. En cette occasion Josep et Isidre n’étaient pas chargés du voyage jusqu’en Espagne, mais en d’autres occasions ils accompagnaient les groupes jusqu’à Barcelone.

Après la Deuxième Guerre Mondiale
Josep s’est marié et a eut trois enfants. Pendant les années cinquante il s’installe à Sant Julià (Sant Julià de Lòria, Andorre) et il travaille dans la fabrique de Tabacs Reig pendant plus de vingt ans. L’année 1976 il collabore à la création et consolidation de l’hôtel El Castell de Castellciutat (Alt Urgell, Catalogne). Il passe les dernières années de sa vie à écrire et à se souvenir des expériences vécues pendant la Guerre Civile Espagnole et l’après-guerre. Il est mort en 2003 et il est enterré en Andorre par propre volonté.

dimarts, 6 de novembre de 2007

Exposition itinérante


La Bataille des Pyrénées. Les réseaux d’évasion et de renseignements pendant la Deuxième Guerre Mondiale

Du 8 de juillet 2007 au 29 de février 2008
Ecomuseu de les Valls d'Àneu
c/ del Camp, 22-24
25580 Esterri d'Àneu (Pallars Sobirà, Catalunya)
Tel. 973 62 64 36
ecomuseu@ecomaneu.com
L'exposition à Esterri d'Àneu

Du 22 novembre 2007 au 31 janvier 2008
Museu del Tabac - Antiga Fàbrica Reig
c/ Doctor Palau, 17
Sant Julià de Lòria (Principat d'Andorra)
Tel. +376 741 545
info@museudeltabac.com
L'exposition à Saint Julià

Du 2 au 12 de février 2008
Casa España
85, avenue des Minimes
31200 Toulouse (France)
Tel. 05 61 47 08 87
http://espanalibertad.org/
espanalibertad@free.fr
L'exposition à Toulouse

Du 29 de février au 18 d'avril 2008
Maison du Chemin de la Liberté
09200 Saint Girons (France)
L'exposition à Saint Girons

Du 19 d'avril au 17 de mai 2008
Médiathèque du canton d'Oust
09140 Seix
Tel. : 05-34-09-88-31
mediatheque@ccoust.com
L'exposition à Seix

Accès aux textes de l’exposition

dimarts, 31 de juliol de 2007

Joan Garcia Rabascall : représentant du Consulat Britannique de Barcelone à Lleida pendant les années de la Seconde Guerre Mondiale

Noemí Riudor Garcia

Joan Garcia Rabascall est né à Lleida le 11 décembre 1900. C'était le petit de quatre frères. Son père était Francesc Garcia Boronat et sa mère Carme Rabascall Martí, tous les deux étaient nés à Cornudella (Tarragona). Joan a commencé à travailler à Oeuvres Publiques de la Generalitat quand il était très jeune, un frère à lui y travaillait déjà.
En ce qui concerne leur pensée politique il coûte à dire qu'il était républicain et il se rattachait aux cercles d'Esquerra Republicana de la ville de Lleida. Lui et ses amis étaient attachés à un groupe appelé "La Petera" lequel avait un aspect politique et peut-être aussi ludique. Joan n'est pas allé à Guerra Civil, quand la guerre a fini, a été déclarée incapable comme fonctionnaire public et a dû travailler pour de différents gestionnaires comme autonome, en faisant d'agent d'assurances.
Le 21 novembre 1941 il s'est marié à Dolors Solà Alberich, le 16 août 1946 ils ont eu sa seule fille, M. Carme Garcia Solà.
En ce qui concerne le travail que Joan Garcia a développé pour le Consulat Britannique de Barcelone, l'information que nous avons est plutôt maigre. Nous disposons d'un document, expédié par le Consulat le 4 juillet 1943, lequel l'accréditait pour pouvoir réaliser des tâches administratives rattachées aux ressortissants britanniques qui se trouveraient aux provinces de Lleida et d'Osca. Il avait aussi une carte d'identité qui l'accréditait comme représentant du Consulat, ce document porte date du 22 juillet de1943.
Dans le livre d'Alberto Poveda, Paso clandestino. Las otras listas (2004), il sort cité comme un représentant du Consulat Britannique à la ville de Lleida :
“El Consulado general británico en Barcelona designó como representante para las relaciones con el Gobierno Civil a Juan Garcia (…) Era también joven, resuelto, eficaz. Fue precisamente el coautor de una solución de alivio para los refugiados, para sus «canadienses», con efecto sobre los demás: un balneario.” (POVEDA 2004, 167)
Alberto Poveda Longo était un garçon de Madrid qui avait étudié du journalisme. Après avoir fait quelques oppositions au Ministère de Gouvernement il a été destiné à Lleida où il y est arrivé à mi septembre 1942, il avait 27 ans. À Lleida, il a travaillé au Gouvernement Civil s'occupant des réfugiés de guerre qui arrivaient à la province puisque il savait français et un peu d'anglais.
Un jour Joan Garcia Rabascall s'est présenté au Gouvernement Civil afin de se rassembler avec en Poveda. En Garcia cela s'est présenté comme le responsable désigné par le Consulat Britannique afin de s'occuper des citoyens britanniques et Canadiens qu'ils se sentaient emprisonnés au Séminaire Vieux de Lleida. À partir de ce moment, Garcia cela a commencé à présenter au Gouvernement Civil une suite de documents dans lesquels le Consulat Britannique demandait la libération de déterminées personnes qu'elles étaient emprisonnées au Séminaire Vieux, le Consulat prendrait en charge son entretien et déplacement à Barcelone.
L'aspect de Joan Garcia était celui d'un homme haut et élégant, sa manière d'agir a fait croire à Poveda que se traitait d'une personne formée en un entourage britannique. En réalité, cependant, Garcia n'a jamais été en Angleterre. Comme sa nièce rappelle Joana Garcia Sisteré, le peu d'anglais qui savait l'a appris l'année 1943, grâce à un professeur qu'il lui a fait des classes à sa maison et qui assurément a été payé pour le Consulat.
Quelques-unes des découvertes entre en Poveda et en Garcia Palace de la ville de Lleida ont eu lieu à l'Hôtel. Celui-ci était un des hôtels où le Consulat Britannique y logeait des groupes de réfugiés. La manière de bouger de Garcia pardans l'Hôtel Palace avait conduitporté à croire à en Poveda qu'y était logé quand en réalité ilelle vivait à Lleida. Assurément qu'à Joan Garcia ne lui intéressait pas qu'on connaisse trop de détails de sa vie.
L'intérêt de Joan Garcia et d'autres agents consulaires pour affranchir le maximal nombre de réfugiés reclure à la prison du Séminaire Vieux de Lleida et, surtout, le nombre croissant d'emprisonnés, il a fait que depuis le Gouvernement Civil on cherche une solution qui permettrait de réduire le nombre d'internes. Ainsi donc, le 7 mai 1943 Joan Garcia a pu enlever du Séminaire Vieux un groupe de 70 personnes qui ont été déplacées à la station thermale de Rocallaura (POVEDA 2004, 180-181). À partir de ce moment la station thermale s'est convertie en un lieu de séjour pour les réfugiés de plusieurs nationalités qui attendaient sonleur évacuation de l'Espagne. Les dépenses du séjour des citoyens britanniques et canadiens, allaient à la charge du Consulat de Barcelone et le responsable du paiement était sonleur représentant, Joan Garcia.
Grâce à un document qui se conserve au Arxive Historique Provincial de Lleida (procuré Josep Calvet) nous pouvons constater le fait que le Consulat Britannique assumait les dépenses de logement et entretien des étrangers britanniques. Dans ce document rédigé par Joan Garcia le 15 décembre 1943, on informe au propriétaire de quelque hôtel, dont le nom n'y apparaît pas, du paiement d'une facture de 2.150 pesetas en concept d'entretien et logement de John Gordon Covington et sa famille, Bob Tibbatts et Freddy Duncan.
Les découvertes entre en Poveda et en Garcia ils se sont faits moins fréquents à partir de mi 1943. Le motif pourrait être le fait qu'à partir du moment où les autorités ont permis le logement des étrangers à Rocallaura, les démarches pour leur libération du Séminaire Vieux soient plus agiles. De toute façon Poveda considère qu'entre 1943 et 1944, les membres les réseaux d'évasion présents en Catalogne, ils ont été capables de bâtir une ligne directe entre la frontière pyrénéenne et Barcelone, ce qui a fait diminuer considérablement le nombre d'aviadors internés le Séminaire Vieux. Pendant l'année 1944 Poveda perdra définitivement le contact avec Joan Garcia.
Le 6 avril 1944, un avion Halifax de l'escadron 644 de la RAF, ilelle est sorti de la base Tarrant Rushton à Dorset, peu d'heures après leur élévation l'avion a été abattu par l'allemand à la région française de Cognac. Des six membres de l'équipage d'Halifax seulement un est mort, un autre a été capturé et les autres quatre ont réussi à échapper maiscependant pas tous ensemble. John Franklin et Ray Hindle sont tombés le premier près de l'autre et, grâce à l'aide du réseaufilet d'évasion Pat O'Leary, ont réussi à arriver en Espagne parsur le Pont de Roi le 4 mai 1944 (GOODALL 2005, 33-38). Les deux aviadors ont été arrêtés et ont été conduits à Vielha et de là ils ont été déplacés à la prison du Séminaire Vieux de Lleida.
Le 20 juillet 2006, John Franklin a reconnu à Joan Garcia en une photographie des années 40. Garcia était le représentant du Consulat qui l'avait affranchi de la prison deux fois. La première fois, Franklin et son compagnon Hindle ils ont été libérés selon les démarches habituelles que les représentants consulaires ont dû suivre : d'abord l'identification dans la prison, après la notification au Gouvernement Civil de la présence de déterminés ressortissants britanniques desquels charge en serait faite le Consulat et finalement la libération et le séjour en de déterminés hôtels de la ville de Lleida avant son déplacement à Barcelone. Avec les deux compagnons britanniques, il y avait un troisième aviateur, un Américain appelait John Betolatti qu'ils avaient connu dans l'étape finale de son voyage depuis la France jusqu'à la Catalogne à travers les Pyrénées. Pour les trois garçons, le séjour à l'hôtel de Lleida a dû être la chose la plus semblable à des vacances après les mois de fuite pour la France occupée.
Les réfugiés qui sortaient du Séminaire Vieux étaient logés dans les hôtels de la ville, jouissaient d'une situation de semi-liberté. Les autorités avaient imposé un couvre-feu qu'il fallait que les étrangers inscrits dans le Gouvernement Civil suivraient. Ainsi donc, selon Poveda, l'heure à partir de laquelle les étrangers ne pouvaient pas sortir à la rue c'était 9 heures du soir bien que pendant l'été il s'allongeait jusqu'à 11 heures de la nuit (POVEDA 2004, 172-173)
Malgré le couvre-feu, un jour les trois compagnons ont décidé d'aller au cinéma. En sortant de la salle, un couple de la Garde Civile les attendait pour les porter autre fois au Séminaire Vieux. Comme Franklin rappelle, tandis qu'ils étaient escortés par la rue Major, aucun des deux garde civils ne pouvait pas cacher sa satisfaction.
La fadeur que les trois garçons ont expérimentée à se voir autre fois emprisonnés, a été vue alleugit quand Franklin, de la cellule étant, il a vu arriver Joan Garcia qu'il a réussi à ce qu'ils leur libèrent à nouveau.
Du temps que Joan Garcia Rabascall a travaillé pour les britanniques, quelques histoires familières sans connexion me sont arrivées, que ce sont les pièces d'un casse-tête très grand que tout juste je commence à pouvoir monter. Sa fille, M. Carme Garcia Solà, rappelait avoir entendu raconter à son père l'histoire d'un évadé qu'il avait un titre de prince, auquel Garcia a acheté quelques monnaies d'or afin que l'aristocrate, pendant son séjour à Lleida, ait pu avoir quelque argent plus de ce que le Consulat assignait à chaque réfugié. Aussi une situation qui s'était donné dans l'Hôtel Palace de la ville rappelait quand il a apparu quelque allemand et ils ont perturbé la tranquillité de ceux évadés logés ; dans cette occasion Joan Garcia beaucoup a dû faire front aux plaintes des réfugiés qui assurément se sont épouvantés avec cette inespérée visite. Le seule chose que Garcia a pu dire a été : "dans ce pays, la présence d'allemand est plus «légale» que les activités du Consulat Britannique". Cette situation la décrit aussi Poveda à son livre ; il a aussi été témoignage de la peur que les officiers allemands ont suscitée entre les réfugiés :
“Cierto día, visitaron al nuevo Gobernador Civil dos oficiales alemanes de la guardia fronteriza, perfectamente uniformados, altos, fuertes y con aire de arrogancia. No supe nada relacionado con el propósito de la visita y pensé que se trataba de una cortesía protocolaria hacia la autoridad española vecina.
Horas más tarde, cuando me dirigía a la oficina de Correos, los vi salir del Hotel Palacio, zona muy céntrica de la ciudad y, consiguientemente, algún refugiado tuvo que advertir su presencia y comunicarlo rápidamente a otros. Así ocurrió, sin duda, pues cuando regresaba de mi gestión por el mismo camino, cuatro refugiados se me acercaron con muestras de nerviosismo y me preguntaron qué peligro podría representar aquella visita. Les tranquilicé diciendo que, en todo caso, no se vería alterado el statu quo establecido y del que se derivaba su situación de libertad. La inquietud se me manifestó en otro encuentro a continuación.” (POVEDA 2004, 174).
M. Carme Garcia rappelait avoir regretté expliquer à son père la fois en quoi il a pris en charge la femme d'Alexander Fleming. La dernière histoire familière qui s'explique, est peut-être la plus angoissante : en une occasion dans laquelle Joan Garcia était avec quelque haute charge du Consulat, la voiture avec la qu'ils voyageaient il a été mitraillé. Comme nous avons connaisseur, personne n'est mort dans cet attentat. Les détails de cet événement, qui était l'autre homme, où ils allaient ou qui et parce qu'il a attenté à eux, sont inconnus.
Joan Garcia a eu un cauchemar répétitif qui l'a accompagné toute la vie. Il rêvait que quelqu'un le poursuivait et criait en demandant aide. Quand il se réveillait, il disait qu'il ne rappelait rien. Peut-être ce rêve et les faits vécus dans cette voiture n'ont rien à voir, mais les difficultés qu'il a dû vivre pendant ces années sont des détails qui aident à entendre.
Joan Garcia Rabascall est mort à Lleida le 5 janvier 1985. Il avait 84 ans.
En ce qui concerne les noms des représentants consulaires et de la Croix Rouge, nous responsables des réfugiés de différentes nationalités, présentes à la ville de Lleida pendant la Seconde Guerre Mondiale, connaissons les suivants :

Garcia Rabascall, Joan. Consulat Britannique de Barcelona. Documentation appartenante à la Famille Riudor-Ros / (POVEDA 2004, 167, 180-181) / Documentation de l’Archive Historique Provincial facilitée par Josep Calvet .
Tous Gironès, Josep. Consulat Hollandais Documentation de l’Archive Historique Provincial facilitée par Josep Calvet.
Revelly, Yves. Croix Rouge International. Délégation française. (POVEDA 2004, 111).
Scherer, Marc. Croix Rouge française. (POVEDA 2004, 114).
Reyes, Alicia. Consulat Belge de Barcelona. (POVEDA 2004, 162).
García, Roberto. Consulat EEUU de Barcelona. (POVEDA 2004, 166).
Gomand, Norbert. Croix Rouge Luxembourgeoise. (POVEDA 2004, 167).

Bibliographie:
GOODALL 2005
GOODALL, Scott, The Freedom Trail, Inchmere Design, 2005.
POVEDA 2004
POVEDA LONGO, Alberto, Paso clandestino. Las otras listas, Ed. Alberto Poveda Longo, Madrid, 2004.

Tino Parramon de Josa del Cadí, d’agent de frontière à agent de passage

Clara Arbués

Origines
Laurentino Parramon Elias est né à « cal Magre » de Josa del Cadí (Alt Urgell, Catalogne) en 1911. Il est fils de Ermenegild Parramon Riera de « cal Vansa » de Josa, et de Pepa Elias Mitjana de « cal Músic » de Gósol (Alt Urgell, Catalogne). Il étudie pendant quelques années au Séminaire de la Seu d’Urgell (Alt Urgell, Catalogne).
Pendant la décennie de 1930 il est un militant actif du parti politique Estat Català. Dans ces années là il est en contact avec les hommes politiques les plus importants de la région. Il participe à la création d’un groupe d’Estat Català à Sant Llorenç de Morunys (Solsonès, Catalogne).
En octobre 1936 il s’engage comme « agent de frontière » du gouvernement de la Catalogne, la Generalitat. Encore pendant la Guerre Civile Espagnole, il est le maire de la commune de Josa de Cadí. À la chute de la Catalogne et la retraite répubicaine, il part vivre quelque temps en Andorre et en Ariège.

Agent de passage pendant la Deuxième Guerre Mondiale
Pendant la Deuxième Guerre Mondiale l’auberge Palanques de La Massana (Andorre) était considérée comme maison sûre pour plusieurs réseaux d’évasion. Les frères Molné, propriétaires de l’auberge, transportaient les évadés dans leur voiture jusqu’aux Bordes de Peguera (Sant Julià de Lòria, Andorre). C’est là que commence l’aventure de Tino Parramon : sa mission est de faire arriver les fugitifs à Barcelone sains et saufs, au bout d’un voyage de sept ou huit jours, marchant toujours la nuit pour ne pas être vus, et se reposant le jour. Des Bordes Tino les faisait descendre jusqu’à Bescaran (Alt Urgell, Catalogne), croiser la rivière Segre par Pont d’Arsèguel, monter à Arseguel (Alt Urgell, Catalogne) et traverser la chaîne du Cadí par les Tres Canaletes et la Canal Baridana. Par Baixer (Alt Urgell, Catalogne) ils descendaient à Josa del Cadí, d’où ils continuaient jusque après l’Espà (Berguedà, Catalogne) pour se rendre à la Corriu (Solsonès, Catalogne). Ensuite ils se dirigeaient vers la ferme de Cor-de-Roure (Berguedà, Catalogne) qui servait d’auberge. Là ils se reposaient pendant toute une journée. La nuit suivante ils reprenaient leur route jusqu’à Sallent (Bages, Catalunya). Ils passaient à côté de Mura (Bages, Catalogne), traversaient les montagnes de Sant Llorenç del Munt et arrivaient enfin a Sabadell (Vallés Occidental, Catalogne) où ils prenaient le train pour Barcelone. Une fois dans le train Tino faisait semblant de ne connaître personne du groupe. La consigne était que tous devaient faire exactement ce qu’il faisait, mais sans échanger la moindre parole. À Barcelone ils se rendaient à pied jusqu’au Consulat Britannique, sur la place Urquinaona, où Miss Collie était chargée de recevoir les voyageurs.

Après la guerre. Entre Josa et Santa Coloma de Gramanet
Après la guerre Tino devient éleveur transhumant. En fin d’automne, avec ses brebis, il allait à Santa Coloma de Gramanet (Barcelonès, Catalogne), suivant pendant des années une route très semblable à celle des évasions. À Santa Coloma il est arrêté et fiché par la police pour ses activités durant la Guerre Civile et les premiers temps de l’après-guerre. Il parait que, parce qu’il connaissait le chef local de « Phalange », il sort indemne de la situation, tout en plaidant qu’il était seulement un berger et « que pouvait avoir fait un pauvre berger ? ». C’est à Santa Coloma qu’il connaît et épouse Carme, une émigrante aragonaise, née à Sariñena (Huesca, Aragon).
Pendant les décennies de 1960 et de 1970 Josa a souffert un total abandon. Lorsque Tino part en hiver avec son troupeau, le village reste vide. Pendant cette époque il a surveillé les maisons du village, sans pouvoir éviter que quelques unes fussent pillées. Tino fut obligé d’installer des chaînes pour empêcher les voitures de rentrer dans le village et le vider.
En 1973 la commune de Josa est agrégée à celle de Tuixén. On reconnaît la personnalité propre de Josa et elle est devenue une entité municipale décentralisée. Tino Parramon en a été le maire pendant de nombreuses années. Il est mort en automne 2004.

Joaquim Baldrich dans les réseaux d’évasion britanniques

Claude Benet

Origines
Joaquim Baldrich (Quimet) né le 2 février 1916 à Pla de Cabra (Tarragona, Catalogne), aujourd’hui appelé Pla de Santa Maria. Il est le fils de « cal Salas », une modeste maison d’agriculteurs. Il a deux frères et une sœur plus jeunes. La passion de sa jeunesse fut le cyclisme.
Avant la Guerre Civile Espagnole Quimet milite à la CNT (syndicat anarchiste ouvrier), comme tous ses compagnons du village. Il n’a jamais eut un poste de responsabilité mais participe aux réunions qui se passent à Barcelone. Quimet part volontairement à la guerre, vers l’Aragon, et fait partie de la colonne « Tierra y Libertad ». Celle-ci est envoyée à Madrid et Quimet, avec nombre de ses compagnons, intègre la 77 Brigade de Cipriano Mera. En mars 1937 il participe à la « Batalla de Guadalajara », une des victoires républicaines les plus importante de la Guerre Civile. Quimet se souvient de ces cinq jours de combats acharnés, avec beaucoup de morts. Ensuite il est affecté au Corps du Train, car qu’il a son permis de conduire.
Le jour de la fin de la guerre (1er avril 1939), Quimet et un compagnon sortent d’Aranjuez (Madrid, Espagne) vers Tarragona, à pied. Il passe les trois mois suivants caché dans les bois de Poblet (Baix Camp, Catalogne). Puis il décide de s’exiler en Andorre où il entre le 15 août 1939 par Setúria (La Massana, Andorre). Là il trouve Pep de « casa Colat », qui est en train de faucher. Il lui donne abri lors d’une forte pluie et il lui offre une saucisse. Quimet travaille longtemps d’agriculteur à « cal Cremat » d’Anyós (La Massana, Andorre), mais il finit par quitter ce travail et cherche un « poste » de contrebandier. La contrebande lui permet de gagner de l’argent et d’entretenir sa famille ; auparavant sa femme est venue en Andorre pour le rejoindre.
Les routes de la contrebande le conduisent jusqu’à Vallcebollera (Haute Cerdagne). Toute sorte de produits passaient : « Crucifixs, pierres à briquet, tulle pour faire des robes, habits et barrettes d’évêque, tabac, parfumerie (qui rapportait bien de sous), bidons de 45 ou 50 kilos, et pneumatiques qui n’étant pas enveloppés blessaient au cou».

Du passage clandestin de produits au passage d’évadés
Un jour que Quimet descendait du col de Tosses (Baixa Cerdanya, Catalogne) en faisant de la contrebande, il rencontre un groupe de personnes cherchant de l’aide. Il les accompagne jusqu’à « cal Brau », à Guardiola de Berguedà (Berguedà, Catalogne), et il leur achète vint cinq billets de train pour Barcelone. Ensuite Quimet va trouver un réfugié catalan qu’il avait connu dans quelques réunions de la CNT à Barcelone. Il s’appelait Josep et habitait à Ussat les Bains (Ariège). Cet homme, qui aidait des groupes d’évadés voulant rentrer en Espagne, lui propose de faire partie d’une ligne d’évasion pour « faire le passeur ».
La ligne était formée par Antoni Forné, celui qui recevait l’information de l’arrivée d’un groupe d’évadés. Josep Mompel et Antoni Conejos les conduisaient de Luzenac (Ariège) jusqu’au Serrat ou Llorts (Ordino, Andorre). Là ils étaient reçus par l’organisation de Forné et les frères Molné de l’hôtel Palanques de la Massana. Après, Quimet ou Salvador Calvet conduisaient les groupes jusqu’à Barcelone.
On utilisait beaucoup d’itinéraires différents, mais tous confluaient à la gare de Manresa (Bages, Catalogne). Parfois on partait du « Mas d’Alins » (Sant Julià, Andorre », vers Sant Joan Fumat, Catellciutat, Lavansa et Tuixén (Alt Urgell, Andorre) pour se diriger, à travers le bassin du Llobregat, jusqu’à Manresa. On évitait presque toujours les villages, en se reposant dans des fermes où l’on trouvait accueil et complicité. Un autre itinéraire partait d’Encamp (Andorre), via le col de Joan Antoni et les Pessons, et descendait vers Ger et Alp (Cerdanya, Catalogne). Parfois on prenait le train dans cette dernière localité. D’autres fois on continuait jusqu’à Tosses et Guardiola de Berguedà (Berguedà, Catalogne). Là on était logé et nourri à « cal Brau ». Finalement on arrivait à Manresa, et en passant juste à côté de l’usine de Pirelli, on allait à la gare prendre le train pour Barcelona et le Consulat Britannique, sur la place Urquinaona.
Les Britanniques payaient 3000 pesetas par personne qui arrivait au Consulat. Mais de cette importante somme il fallait décompter les frais de voyage : billets, manutention dans les fermes, habits et pots-de-vin ; et la distribuer entre les membres de la ligne. Quimet dit qu’il a aidé à passer près de trois cent quarante personnes de l’Andorre à Barcelone. Il est fier de n’avoir jamais perdu personne.

Après la Seconde Guerre Mondiale
Le travail de passeur se termine à la fin de la guerre, mais la contrebande va durer 24 ans de plus. En même temps, avec un associé, Quimet achète un camion et ils créent une entreprise de transport. Les affaires marchent bien et ils réussissent à avoir neuf camions.
Pendant un temps Quimet est membre de l’association « Passeurs et filièristes Pyrénéens et Andorrans », actuellement disparue. Il n’a jamais reçu de décoration, ni aucune reconnaissance de la part du gouvernement britannique. Seuls un monument et une place inaugurée en 2006, à la Massana (Andorre), devant l’hôtel Palanques, rappelle l’important travail que ses compagnons de ligne et lui-même ont accomplit.

Le Groupe Ponzán et Joan Català de Llavorsí

Josep Calvet

Le Groupe Ponzán
Francisco Ponzán Vidal était un maître d’école anarchiste de Huesca (Aragon). Pendant la Guerre Civile il travaille pour le Service d’Information Spécial Périphérique (SIEP) de la République, consacré aux services de sabotage et d’espionnage de l’armée ennemie. Exilé en France en mars 1939, il est interné au camp de Vernet d’Ariège (France), d’où il s’enfuit.
Voulant continuer la lutte il contacte les services secrets britanniques, belges et français en donnant de l’aide pour faire évader des personnalités politiques, des militaires, des aviateurs et des juifs. Son groupe collabore à l’évasion de prés de trois mil personnes et rend possible d’innombrables services de transport de courrier, surtout pour le réseau Pat O’Leary, un des réseaux alliés les plus importants de l’Europe occupée.
Le Groupe Ponzán, qui agit de Toulouse (Haute Garonne, France) est composé dans sa majorité par des anarchistes espagnols. Parmi ses passeurs les plus importants il faut nommer Joan Català, Floreal Barberà, Agustín Remiro, Josep Ester et Vicente Moriones. Les évadés pris en charge par le Groupe franchissaient les Pyrénées à pied et ils étaient conduits jusqu’au Consulat Britannique de Barcelone où on leur facilitait la sortie de la Péninsule Ibérique via le Portugal ou Gibraltar.
Ponzán est arrêté en avril 1943. Après être resté en prison pendant près d’un an, il est livré à la Gestapo, qui l’assassine le 18 août 1944 à Buzet-sur-Tarn (Haute Garonne, France) en même temps que cinquante-trois autres personnes. Il fut décoré à titre posthume par les gouvernements de France, Grande Bretagne et États Unis, tandis qu’en Espagne sa figure et le travail accomplit pour la résistance reste dans l’oubli. Une partie de son legs est déposé au Musée Départemental de la Résistance et de la Déportation de Toulouse.

Origines de Joan Català
Joan Català Balanyà est né à Llavorsí (Pallars Sobirà, Catalunya) le 21 février 1913. Lorsque éclate la Guerre Civile Espagnole il s’engage volontaire a la Colonne Durruti (26ème Division) qui combat sur le front d’Aragon. Ver la moitié de 1938 il s’engage à la 143ème Brigade de la 24ème Division de l’armée de la République, détachée à l’Alt Urgell, où il rend service comme guide et comme espion. Il fait partie du SIEP (Service d’Information Spéciale Périphérique) sous les ordres de l’anarchiste aragonais Francisco Ponzán. La rencontre avec Ponzán marquera sa vie en forgeant un étroit lien qui va continuer après la guerre. En mars 1939 il passe en France et on l’enferme au camp de concentration de Vernet d’Ariège (France), d’où il réussit à fuir et arriver en Andorre. Celle ci est la première évasion du long historique des fugues de Joan Català.

D’Andorre vers les lignes d’évasion
En Andorre Català commence à faire de la contrebande mais bientôt il retrouve et travaille avec Francisco Ponzán, son ancien chef du SIEP, qui maintenant collabore avec les services secrets alliés. Quand il s’incorpore au Groupe Ponzán, Català rempli des missions d’espionnage. Il est arrêté à Cadix quand il allait récupérer les plans de la fortification de la province. Il est enfermé à la prison d’El Cisne à Madrid, d’où il réussit à s’évader en novembre 1940. Il rentre en Andorre où il s’engage à nouveau dans le Groupe en faisant alors passer des réfugiés étrangers. Il devient le meilleur passeur. Mais marcheur infatigable en montagne, Català préfère faire le courrier que faire le passeur de personnes.
En avril 1941 il est à nouveau arrêté dans la gare de France de Barcelone lorsqu’il accompagne deux aviateurs nord-américains. Pendant le transport pour comparaître devant le juge militaire, il s’évade encore et il retourne en Andorre. À partir de ce moment il fait des voyages vers Barcelone en portant de la documentation pour la CNT (syndicat anarchiste ouvrier). Il est repris quand il attendait Eliseu Melis, un anarchiste qui est en réalité un informateur de la police franquiste. En décembre 1942 il s’évade encore, cette fois de la prison Modelo de Barcelone, mais il est arrêté à nouveau peu de jours après. On l’emmène à la Prison Provinciale de Lérida d’où il est libéré, en juillet 1943, grâce à une étrange « erreur bureaucratique ».
Trois mois auparavant Francisco Ponzán avait été arrêté à Toulouse et son groupe avait été démantelé. En sortant de prison Català va à Barcelone. À la demande du Consulat Britannique il organise son propre groupe pour faciliter la sortie de personnes de France. Le Consulat payait 3000 pesetas pour chaque personne qui y arrivait. La nouvelle ligne d’évasion, établie en Cerdagne, réussi à transporter plusieurs groupes de militaires polonais. Grâce à un camion ils réalisaient le trajet plus rapidement et en même temps ils pouvaient transporter des contingents plus nombreux.

Les itinéraires
Català faisait le passage des Pyrénées par Andorre ou par un itinéraire plus facile à travers la Cerdagne française, en partant d’Osseja (Haute Cerdagne, France). En fonction de l’âge et de la résistance physique des personnes qu’il fallait accompagner, on décidait de la route que l’on utiliserait. L’hôtel Jaume d’Alp (Baixa Cerdanya, Catalogne) était l’arrêt avant d’entreprendre la traversée de la chaîne du Cadí. On faisait le chemin à pied jusqu’à Manresa (Bages, Catalogne) par des sentiers de montagne et en se reposant dans des fermes sûres. À Manresa on prenait le train jusqu’à Barcelone et on accompagnait les évadés au Consulat Britannique, qui à l’époque était situé sur la place Urquinaona. En d’autres occasions Català croisait la frontière par l’Alt Empordà (Catalogne), en profitant de la facilité des cols de montagne de cette zone qui n’atteignent pas mil mètres. De plus le trajet qui menait de cette région à Barcelone était beaucoup plus rapide et plus sûr.

Après la Seconde Guerre Mondiale
Català est arrêté à Adrall (Alt Urgell, Catalogne) le 25 juin 1944 quand il rentre d’une expédition. En décembre 1946 il est jugé et condamné à 12 ans de prison. En mars 1947 il réussit une nouvelle évasion, maintenant de la prison de Carabanchel (Madrid) et passe clandestinement en France, où il est a nouveau arrêté comme sans-papiers. Grâce aux démarches de Robert Terres, un important agent secret français qui maintenait des contactes avec des groupes de la CNT, il est relâché pour les services rendus aux alliés. À cause de sa situation irrégulière il survit jusqu’à ce qu’en 1951, avec des compagnons, il dévalise un fourgon de la Poste. Il est arrêté et il passe presque quinze ans dans les prisons françaises. Il est libéré en 1956. Il s’installe alors en Andorre. Actuellement il habite à La Seu d’Urgell (Alt Urgell, Catalogne).

Roger Rieu et Manel Vidal agents de liaison du réseau WI-WI

Annie Rieu

Origines
Roger Rieu Thoumasset (Maison Jacqueli) est né le 5 juillet 1920 à Rieu, hameau de la vallée de Capvert (commune de Seix), d’une mère paysanne et d’un père inconnu. Il a un frère aîné, et deux jeunes demi-frères. Son beau-père est petit paysan et sa mère pratique à la saison le colportage de broderie, de lunettes. Il marie en 1944 avec Josefina Mias (fille d’un républicain catalan, exilée en février 1939 par le Perthus). Ils auront cinq enfants (trois filles et deux garçons). Il aide sa mère et son beau-père aux travaux des champs et travaille à la tâche comme domestique ou ouvrier agricole chez des agriculteurs du voisinage.
Manel Vidal est né à Isil (Pallars Sobira) le 17 mars 1899 dans une famille de petits agriculteurs. Il a cinq enfants, deux filles et trois garçons. En 1937 les inondations emportent sa petite maison.
Pendant la guerre d’Espagne Manel sert de guide vers le port de Salau pour des personnes qui fuient le franquisme. Il profite de l’occasion pour porter de la nourriture à des cousins exilés, surtout de la charcuterie, car la famille élevait un porc à Isil. En France il achète des produits qui manquent de l’autre côté : café, tabac, et il les porte à la maison. C’est pour cette raison qu’il est suspecté de faire de la petite contrebande et une dénonciation l’envoie en prison à Sort pour quelques jours. Repéré comme anti-franquiste il est déporté à l’Aragon pendant deux mois, à Los Corrales (Ayerbe, Huesca).
Ses passages alimentaires lui font connaître beaucoup de monde sur Couflens et Salau, soit des habitants du village, soit des espagnols exilés, avec qui il noue des contacts.

Le Réseau Wi-wi
C’est en 1943 que Roger est sollicité par Jean-Marie Morère (originaire de Soueix,) chef de réseau à Marseille, pour devenir agent de liaison. Il s’y engage comme volontaire le 25 juillet 1943 pour toute la durée de la guerre. Il est rémunéré pour ce travail : 10.000 francs par passage. Les passages avaient lieu tous les 15 jours, parfois tous les 8 jours. Personne de sa famille n’est au courant de ce travail et sa mère le traite de feignant et le suspecte de trafic de saccharine.
Manel a 45 ans quand il est contacté par Jean-Marie Morère pour faire partie du réseau, pour faire aussi d’agent de liaison. Ce sont des raisons économiques qui lui font accepter cette mission mais aussi, tout comme Roger, des raisons idéologiques et personnelles.
Roger et Manel sont les deux maillons, les passeurs, du réseau sur la frontière occitano-catalane.
Au début de la création du réseau les messages étaient acheminés par Jacinto Bengoetxea (de Navarre) chauffeur de car de la compagnie Itté. Félicien Carrère, de Soueix, était chef du PC de Saint-Girons. Son fils Marcel Carrère, agent de liaison, s’occupait de la miniaturisation des plis. Des lieux comme la maison de Barthélemy Gabarre à Saint-Girons ou l’épicerie de Caroline F. à Couflens, servaient de boîte aux lettres.
Pour effectuer ses missions Roger Rieu descendait avec un vieux vélo, vêtu de guenilles. Il prétextait aller chez le médecin (le docteur Lagorce) pour se faire soigner du paludisme qu’il aurait contracté au Maroc ou en Algérie, lorsqu’il était dans l’armée. Il cachait les messages dans des endroits insolites, comme le guidon ou la pompe de son vélo. Ces ruses lui ont permis d’échapper à un contrôle sévère de la Gestapo sans problème, mais avec beaucoup de peur. Une autre fois il passe, dans un panier, un pistolet en pièces détachées recouvert de cerises. Il pose ce panier sur les genoux d’un passager allemand qui se rendait à Couflens par l’autobus de ligne.
Les rendez-vous du réseau à Saint-Girons se faisaient au Café Madrid. Ils bénéficient de la complicité d’un garçon de café, José Da Silva. Les messages s’échangeaient dans les toilettes du café. Morèra, ou parfois des jeunes filles, ou même un curé qui avait fait l’office de passeur, les portaient de Marseille. Après Roger allait avec le message à Angouls et de là, à pied, il passait la frontière par Vinyals, entre les port d’Aulà et Salau. Il descendait sur la Borda Petit, propriété de Manel, où celui-ci reprenait le pli. Parfois Manel l’attendait sur les crêtes, ou à mi-chemin de Borda Perosa. Quand Manel avait les documents il s’occupait de les faire parvenir jusqu’à Barcelone.
Quand les messages sortaient de Barcelone et devaient aller à Marseille l’itinéraire se faisait à l’inverse, avec les mêmes personnes.
Par ailleurs Roger Rieu fréquentait la communauté espagnole exilée politique ou économique, fort nombreuse en Haut-Salat. La proximité de la langue occitane, parlée au quotidien par Roger, avec la langue catalane, parlée par les autres interlocuteurs, a grandement facilité la communication.

Les actions les plus importantes du réseau Wi-wi
Parmi les messages transportés il faut noter :
- les plans de défense antiaérienne de Marseille
- les plans de la base sous-marine du Cap Janet
- des informations sur le renflouement des navires sabordés à Toulon
- des renseignements sur les défenses à la frontière italienne
- des renseignements sur les trains blindés stationnés à Callade les Aiguilles dans la banlieue de Marseille
Mais les deux dossiers les plus exceptionnels sont celui des avions torpilleurs (appareils de chasse Fockewulf), et celui des mines installées par les Allemands le long de la côte. Ces deux précieux messages ont donné des renseignements précis sur les endroits où étaient cachés les avions, ce qui a permis un bombardement efficace.

La vie après la Guerre Mondiale et les reconnaissances
Le 1er octobre 1944, lorsque la guerre est déjà finie en France, Roger rejoint la deuxième compagnie d’éclaireurs skieurs. Il est nommé sergent le 20 septembre 1944 et signe un contrat d’engagement de 3 ans. Il part en Autriche (Tyrol). Refusant d’aller en Indochine, il est démobilisé le 20 avril 1946.
Roger rentre au pays en 1946, reprend son activité agricole et élève des chèvres. Pendant plusieurs années il vit avec sa femme et ses trois filles de petits travaux précaires (ouvrier sur des chantiers, employé pour couper des buis, facteur). En 1957 il est ouvrier intérimaire à l’Électricité de France et est titularisé en 1960 comme gardien de l’usine de Salau.
Après la guerre Roger est récompensé pour les services rendus. La France lui donne la Croix de Guerre Étoile d’Argent en février 1946, décernée par le Général de Gaulle et le Maréchal Juin. Il obtient ensuite la Médaille Militaire et l’attribution de la Croix de Guerre avec palmes, par décret du 5 juillet 1951. Les États Unis lui décernent L’American Legion en 1994. Il prend sa retraite en 1980 et décède en 1997 à l’âge de 76 ans.
Manel quitte Isil en 1950 pour Saint-Girons (Ariège). L’exil vers l’Ariège devient définitif. Lui et sa famille sont hébergés d’abord chez une tante. Ensuite il achète une petite maison avec l’argent de la vente de son troupeau. Il travaille comme ouvrier chez un espagnol (l’entreprise Navarre) pendant 1 an, et participe à la construction du laboratoire souterrain de Moulis. Après son travail il fait des heures supplémentaires « en tirant du sable » pour nourrir sa grande famille. Ensuite il se fait embaucher par l’entreprise Azalini, qui possède une scierie à Saint-Girons, comme manœuvre. Quand il prend sa retraite à 68 ans, il n’a que 14 années de versement de cotisations.
Manel n’a pas eu de reconnaissance de son action dans le réseau Wi-wi, et n’avait pas la carte d’ancien combattant. Après plusieurs démarches, il la reçoit en 1980. C’est sa fille qui lui amène sur son lit d’hôpital où il va décéder peut après. Il a 81 ans.

La famille Soldevila d’Escart et le Réseau belge de Jean

Noemí Riudor Garcia

Origines
Jaume Soldevila Pich est né à Escart (Pallars Sobirà, Catalogne) en 1906. En 1932 il émigre en France et se marie avec Generosa Cortina, née à Son (Pallars Sobirà, Catalogne) en 1910. Generosa avait émigré en France l’année 1925.
En 1913 est né Joan et en 1916, Ricardo. Les deux étaient frères de Jaume et habitaient Escart. En 1936, lorsque éclate la Guerre Civile espagnole, Joan s’engage comme volontaire dans le corps des carabiniers, du côté de la République. Pendant la guerre il est affecté à Madrid et quand elle est finie, en 1939, il rentre à Escart. Ricardo s’était engagé dans l’armée de l’air et avait servit la République à Murcia. À la fin de la guerre il est incarcéré à Cartagena.
Les années de l’après-guerre furent très difficiles, économiquement et socialement. Joan et Ricardo travaillèrent comme garçon de ferme et aussi dans la forêt, en coupant du bois et en faisant de la contrebande. La nuit du 9 au 10 juin 1943 la Guardia Civil les intercepte alors qu’ils entreprenaient un de leurs voyages vers Andorre. Les deus frères Soldevila et un autre compagnon ont été conduits au Seminario Viejo de Lérida, qui faisait fonction de prison, où ils ont accompli une peine de trente jours pour un délit de contrebande.
L’année 1943, dans la prison du Seminario Viejo, il y avait des internés espagnols accusés de délits divers, et des étrangers de nombreuses nationalités arrêtés par la Guardia Civil pour avoir franchi clandestinement les Pyrénées, fuyant l’Europe nazie. Pendant leur séjour les frères Soldevila font connaissance d’un garçon de Saint Girons (Ariège, France). Quand ils quittent la prison, Joan et Ricardo rentrent à Escart et reprennent leurs activités.

L’organisation du Réseau de Jean dans les Pyrénées
Peut après leur retour le Consulat Belge de Barcelone contacte les frères Soldevila. Le garçon de Saint Girons les a recommandés pour transporter du courrier entre Toulouse et Barcelone à travers les Pyrénées. C’est de cette façon si particulière qu’ils se mettent à travailler pour le Réseau de courrier de Jean.
En un premier temps le travail est fait par Ricardo (agent José) et par Jaume (agent Pablo). Ricardo voyageait à Barcelone pour aller chercher un colis au Consulat Belge. En le prenant en charge il signait de son faux nom dans un registre où il notait la date et le montant de l’indemnité qu’il recevait pour le service : 5.000 pesetas par voyage. De Barcelone Ricardo transportait le colis jusqu’à Er (Cerdagne, Pyrénées Orientales), où il le laissait dans une maison qui servait de boîte aux lettres. Jaume le reprenait et l’emportait jusqu’à Toulouse où Generosa se chargeait de faire la livraison à une autre agent du réseau, une femme dont elle ignorait l’identité.
L’itinéraire de la Cerdagne fut abandonné pour des raisons de sûreté. À partir de ce moment là ils décident de prendre une nouvelle route à travers le Pallars Sobirà. Ricardo transportait le colis de Barcelone jusqu’à Escart. Joan (agent Rodrigo) faisait, à pied, le trajet d’Escart jusqu’à Couflens (Couserans, Ariège) par le passage de Vinyals, entre les ports de Salau et Aulà. À Couflens Joan déposait le colis dans une maison de confiance. De là, Jacinto Bengoetxea, un réfugié navarrais qui faisait le transport régulier de passagers entre Couflens et Saint Girons, reprenait le colis pour l’emporter jusqu’à la maison de la famille Gabarre, originaire d’Isil (Pallars Sobirà, Catalogne). Jaume allait à Saint Girons et le ramassait pour le faire passer jusqu’à Toulouse.

La Mission Roch et la chute du Réseau de Jean
En avril 1944 le Gouvernement Belge, installé à Londres, initie la Mission Roch qui avait pour but l’évacuation d’agents qui avaient été découverts et de personnalités présentant un intérêt spécial. Ainsi donc on envoie vers la France le capitaine aviateur belge Charles de Hepcée, à travers la filière des frères Soldevila.
Ricardo l’accompagne de Barcelone jusqu’au Pallars Sobirà. En attendant de pouvoir introduire Hepcée en France les frères Soldevila avaient prévu de le loger dans une maison de Son (Pallars Sobirà, Catalogne). Il devait y rester jusqu’au moment où Jaume viendrait le chercher pour l’amener à Toulouse. Malheureusement ils ont dû changer de plans parce que dans cette maison ils rencontrent un homme aux sympathies franquistes bien connues. Ce dernier ne manqua pas de remarquer l’arrivé de l’étranger. Hepcée et les frères Soldevila eurent peur d’être dénoncés et décident de voyager immédiatement vers la France.
Joan et Ricardo demandent de l’aide à un homme de Salau qui s’était réfugié à Borén (Pallars Sobirà, Catalogne), car ils pensaient qu’il serait meilleur guide qu’eux en territoire français. Mais cet homme abandonnât à Hepcée tout prés de frontière, déjà du coté français. Une patrouille allemande interceptât le Belge au Pont de la Taule (Couserans, Ariège), le 22 avril 1944. Hepcée fut soumis à un dur interrogatoire, emprisonné et fusillé.
Un mois après, la Gestapo arrêtât Generosa et Jaume à leur domicile de Toulouse. Generosa Cortina est déportée au camp de Ravensbrück (Allemagne). Jaume Soldevila est emprisonné à Toulouse. Le 27 juin 1944, avec d’autres prisonniers, il est conduit dans une forêt prés de Castelmaurou (Haute Garone). Là ils doivent creuser leur tombe en attendant d’être fusillés. Jaume profite d’un moment de distraction des soldats pour fuir à travers les bois. Il est légèrement blessé au genou et réussit à trouver refuge chez un médecin italien, où il se cache jusqu’à ce que son cousin, Toribio Sanz, vienne le chercher avec quelques « milicianos » (des républicains espagnols), pour le conduire dans un endroit sûr. Jaume a été l’unique survivant entre tous les prisonniers emmenés ce jour là à Castelmaurou. Peut après, le 20 août 1944, Toulouse était libéré.
Generosa fut victime de tortures et de travaux forcés dans une fabrique d’armement allemande. Elle est libérée par l’armée soviétique le 3 mai 1945, et elle a pu se retrouver avec son mari après un an durant lequel ils n’ont rien su l’une de l’autre.

Autres activités résistantes
Generosa et Jaume avaient travaillé aussi pour le Réseau Françoise (autrement dit Pat O’Leary) qui dépendait du gouvernement britannique. Leur domicile de Toulouse fonctionnait de boîte aux lettres pour ce réseau et Jaume s’était occupé de faire parvenir en Espagne quelques groupes d’aviateurs. Joan se souvient d’une occasion où son frère lui confia cinq aviateurs britanniques et canadiens.

Après la Guerre Mondiale: activités professionnelles et reconnaissances
Lorsque finit la Deuxième Guerre Mondiale Jaume continua de travailler comme mécanicien à Toulouse jusqu’au moment où, avec Generosa, ils ouvrent un petit bar restaurant.
Pour leurs actions dans la Résistance ils ont reçu plusieurs témoignages de reconnaissances des gouvernements français et nord-américain. En 1947 le président des États-Unis leur décerne la Medal of Freedom. En 1962 Generosa est décorée de la Croix de Chevalier de la Légion d’Honneur. Generosa Cortina meurt en 1987. Jaume Soldevila meurt en 1998.
Joan et Ricardo n’ont jamais reçu aucune reconnaissance pour leur participation dans les réseaux alliés de renseignements et d’évasion. Après la guerre ils ont continué de vivre des travaux de la forêt et de la petite contrebande. Ricardo part en France au milieu des années 50, où il se marie et gagne sa vie comme commis voyageur pour un magasin de vêtements de Toulouse. Ricardo meurt en 2003. Joan se marie en 1946 et continue de vivre à Escart. En ce moment il habite Esterri d’Àneu avec sa femme.

La Bataille des Pyrénées. Les réseaux d’évasion et de renseignements pendant la Deuxième Guerre Mondiale

« La Bataille des Pyrénées » est le nom que quelques agents secrets Britanniques du MI-9 (service d’évasion et résistance en Europe) donnèrent aux nombreuses évasions partant du continent et allant vers le Royaume Uni, en franchissant les Pyrénées. À la fin de la Guerre, en Grande Bretagne et en Belgique, les réseaux et leurs membres ont été largement reconnus, et ces agents ont bientôt écrit leurs mémoires.
Au Pallars Sobirà (Catalogne) et aux Pyrénées catalanes l’important travail fait par les réseaux d’évasion resta dans l’ombre, presque aussi bien que quand ils étaient clandestins. Avec cette exposition l’Ecomuseu de les valls d’Àneu veut montrer que ces évènements ont étés importants aussi dans le versant sud des Pyrénées. Pendant les années où la dictature de Franco assassinait le plus, de nombreuses personnes pyrénéennes ont tenu leur engagement avec les alliés et la démocratie en faisant le courrier et en passant de groupes d’évadés. La fin de la Guerre Mondiale n’a pas apporté la démocratie en Espagne et, encore aujourd’hui, il y a quelque passeur catalan qui se demande s’il n’ira pas en prison pour raconter son activité de 60 ans en arrière.
L’exposition redonne une voix et des images aux réseaux et aux personnes, parfois méconnus jusqu’à aujourd’hui. Les protagonistes sont : Joan, Jaume et Ricardo Soldevila (Escart, Catalogne) ; Generosa Cortina (Son, Catalogne); Roger Rieu (Couflens) ; Manel Vidal (Isil, Catalogne) ; Laurentí Parramon (Josa de Cadí, Catalogne) ; Joaquim Baldrich (Escaldes, Andorre) et Joan Català (Llavorsí, Catalogne). Tous ont travaillé pour les réseaux d’évasion et renseignement belges, nord-américains et britanniques.
Les personnes qui font la lumière sur ces histoires oubliées ont poursuivit des investigations dans les Pyrénnés pendant des années, à cause de motivations personnelles ou professionnelles. Toutes elles ce sont heurtées avec les évènements de la frontière pyrénéenne pendant la Deuxième Guerre Mondiale. Ces personnes sont : Annie Rieu, Josep Calvet, Clara Arbués, Claude Benet et Noemí Riudor. Elles on mit en relief le profil des protagonistes avant la Guerre Mondiale, leur participation dans les réseaux et, finalement, leur vie après la confrontation.
L’information rassemblée pendant ces mois de travail va beaucoup plus loin que le résumé que l’on peut voir dans cette exposition. La complexité et la qualité de cette information, ainsi que l’apparition d’autres protagonistes oubliés, mène toute l’équipe de recherche à penser à de nouveaux défis de futur.

Textes:
La famille Soldevila d’Escart et le réseau belge de Jean”, par Noemí Riudor
Roger Rieu et Manel Vidal, agents de liaison du réseau Wi-wi”, par Annie Rieu-Mias
Le groupe Ponzán et Joan Català de Llavorsí”, par Josep Calvet
Joaquim Baldrich au résaux d’évasion Britanniques”, par Claude Benet
Tino Parramon de Josa del Cadí, d’agent de frontière à agent de passage”, par Clara Arbués
Josep Ibern, un républicain dans les réseaux d’évasion alliés”, par Fredi Ribó

Traduction: Cristina Simó

Cartographie: Xavier Eritja

Dessin de l’exposition: Ramon Berga

Images: famille Soldevila, famille Vidal, famille Rieu-Mias, famille Parramon, Joan Català, Joaquim Baldrich, Centre d’Estudis Josep Ester Borràs de Berga, Arxiu Nacional d’Andorra, Musée Départemental de la Résistance et la Déportation de Toulouse, Noemí Riudor, Annie Rieu-Mias, famille Ibern.

Remerciements: Joan Soldevila, Joaquim Baldrich, Joan Català, Julien Soldevila, famille Soldevila, famille Vidal, famille Rieu-Mias, famille Parramon, Annie Rieu-Mias, Guillaume Agulló (Musée Départemental de la Résistance et la Déportation de Toulouse), Emmanuel Debruyne (Centre d’Études et de Documentation Guerre et Sociétés de Brussel·les), Xavier Muntanyà, Jordi Abella, Ester Sánchez, Víctor Rey, Scott Goodall (Association Le Chemin de la Liberté), Marta Giráldez, Jean Feutray, Cristina Simó, Ramon Berga, Xavier Eritja, Lídia Cardona, Rosa Florensa, Anna Tarrado, Phelin Leahy, Llum Divina Ibern, famille Ibern, Rosa Manau i Parramon, famille Campmajó.